17.8.07

Qui est où je suis...



Que peux t on faire hors lui si ce n'est lui

En lui même, même hors de la vie

Fruit qui a poussé, muri et pourri

Je ne suis rien... ce que je suis est un mystère

Les atomes, le souffle et l'âme dont je me sert

Attirés par son amour retenus par sa matière

Perdus dans un corps à l'étroit sur cette terre

Par mes vers... uni à son univers


15.8.07

Gens du Livre


Lis
Dans le livre de toi-même
Sur tes lignes s'étale l'univers.
Lis
Au nom de la main qui te sème
Et qu'importe la langue de tes vers?
Lis,
Par les yeux de ton coeur
Celui qui aime, celui qui pleure.
Lis,
Sans doute, sans peur
Et déclenche dans ton âme, la torpeur.
Lis.
Que ta science, soit lumière.
Que la paix de ton âme, précède ta prière.
Lis.
Et tu sortiras de l'argile
Pour revenir dans le feu.




14.8.07

Rien


Arraché à ma terre
Dépouillé de ce vent qui fait couler mon sang
Puni, par l'absence de ma mer
Par la peur.
Envahi par la mort.
Brisé par la douleur.
En silence, avances.

Emietté par l'Amour
Insaisi par les Hommes
Baptisé à Tripoli
Et crucifié à Rome.
Séparé de Dieu
Haï par les démons
En silence, avances.

Tout ce qui t'a fait
T'a, t'est.
En paix,sèmes le verbe.
En paix, deviens herbe.
Et pousses sur les flancs du néant.
Sur le creux de la vague
Qui noie le géant.
Tu es plus grand.
Il est plus grand.
Gardes l'Invisible devant tes yeux.
Et avances, en silence.

31.7.07

La lutte des luths


Le blé reste blé quand le feu tombe du ciel
Mais l'herbe ne pousse pas sous les bottes de l'injuste
Notre sang est doux, alchimie du miel
Notre chair abrite l'univers
Et nos plumes sont robustes.

Que viennent les tempêtes
Qu'il s'étale, ce cancer qui nous ronge les têtes
Nous serons. Au-delà de nos corps.
Nous aurons.Au-delà de la mort.
Les rêves de chacun
Chanterons à l'honneur des prophètes.
Des Jesus morts ou vivants.D'un Christ.
De mille Mahomet et d'une seule Lumière.
D'une seule montée et d'un million de pistes.
Le chant titubant d'une sincère prière.

Sans connaître la mort, la vie semble blanche
Une fois visitée, celle-ci devient rouge
Une fois vaincue, la mort devient verte
Sur le noir de nos rythmes, les anges se déhanchent.

Venons, revenons, devenons,
Une chaleur de la terre
Les larmes d'une pierre.
Forgeons-nous dans le fer de l'Amour
Et des nobles seins de nos mères
Jaillira la victoire, le suicide des vautours.

29.7.07

Kalima



Nous ne sommes que du vent
Portés par le vent
Sur une aile du mouvement
Illusion de l'avant.
Quand une brise se lance
Et nous rends contre-sens
Nous dansons sur des airs
D'une fausse existence.
Trahissant tout l'Amour
Qui faconne nos contours
Sacrifiant notre chair
Sur l'autel des vautours.
Satan n'est que Moi.
Me murmurant que Je suis.
Mais nous ne sommes que du vent.
Et la vie, un soleil se levant.


8.7.07

De ce qui est


Seul, face à la gravité
La face voilée par le poids de mon corps
Dans l'ombre de moi-même
J'avance, hésitant, puis le temps....

Je ne suis, et n'est point ce qui naît
Mon nom n'en est qu'un
Un collier sur la nuque d'un chien
Une parcelle d'un rien.

Habité par la tombe et la main du vizir
Déchiré par le ciel et la terre du désir
Méprisant le devoir, et fuyant le plaisir
Habité par amour, du vouloir d'accomplir.

Blessure sur le front d'un semblant de vivant
Il est autre que le mien, le sang qui danse sur le vent.
Mais Toi, coeur de ce qui est, je suis dans Ton coeur
C'est seulement par Toi que je suis
C'est seulement pour Toi que je suis.


20.6.07

Souffle d'âme


Nous ne sommes que par sa parole
Il nous a imaginé
Il nous a prononcé
Il nous a créé
Il nous raconte
...
Tu n'est qu'un mot
Recherches en le sens
L'homme est le signe
Dieu son essence
Tu est une histoire
Qui commence et fini
Dans la bouche de celui qui la conte
Dans la main de celui qui l'écrit
...
De la première à la dernière lettre
Celui qui allume
Celui qui éteint
Vie de la matière
De l'atome à l'univers


25.5.07

Vent d'amour



Les âmes qui sur l'onde voguent
A la voile du coeur
L'ombre d'un instant
Allument le soleil du bonheur


11.4.07

Paroles des cieux



Est-ce-que le chant de l'oiseau sonne faux?
Te conduit il derrière le rideau?
A qui s'adresse-t-il?

Gloire à l'éternité
Seul récipient qui me contient
Gloire à la vie
Seule réalité qui me suis

Air de musique
Poumon du monde
Bulle d'âme
Pleine du souffle d'amour
En rien nous ne sommes finis
...


5.4.07

Pâques


Quand la nuit tombe, le soleil reste là
C'est ma vue qui se perds dans le noir
Lequel de nous deux serai-je à la fin?
Ou ne serai-je qu'une blessure, un dilemne de l'histoire?

Racontes moi, Toi qui montes sur la croix
A chaque fois que l'espoir se meurt dans moi
Tu es Fils de l'amour sans substance
Tu es Père dans l'amour de l'essence
Esprit Saint, sans mort, sans naissance.
Enivré de Ton sang, je trébuche dans la nuit
Rassasié de Ton corps, je sais qui je suis.

Et Toi Marie, utérus de l'amour.
Océan créateur.
Mère de toutes les mères.
Du départ sans retour.

Reviens dans mes rêves, la sagesse.
Jésus je t'appelle par delà des années.
Reviens sur mon corps, la caresse.
Et détourne mon regard de leurs routes damnées.


4.4.07

Alpha et Oméga


Mon corps n'est pas mon corps

Je suis éveillé quand il dort

Traversant la vie avec lui

Comme l'arbre, l'oiseau, la fourmi

On entre, on sort

Du vagin pour marcher à la mort

Fruit de l'infini

On s'aime, on sème, on s'unifie

On multiplie, s'humilie et se purifie

Avant de naitre plus ici



28.3.07

Tempête de néant


Fatigué du béton qui viole mon regard
Fatigué des questions qui me guident et m'égarent.
Fatigué des blessures que je porte sous ma peau
Fatigué des amours troués comme un sot
Fatigué de faire, fatigué des mots.

La lumière me trompe et la nuit me déchire
Les gens pensent à moi et je ne pense qu'à partir
Il est faux mon sourire,il est laid mon sourire.

Pleurez, recommencez à pleurer sans comprendre
Je suis là pour donner et non pas pour prendre.
Il est faux mon sourire, il est laid mon sourire.

Fatigué d'être faible, fatigué d'être fort
Fatigué de crier dans les oreilles de la mort
Elle est sourde cette vie
Trop bavard, je suis.

A deux mains, je m'agrippe à demain
Démuni de tout sens, démon....dément
Fatigué de ce futur qui blesse mon présent.

Tu veux que mes caisses se remplissent?
Oui, je peux être riche.
Je sais comment faire, il suffit de pourrir
Il suffit que j'ordonne à mon coeur de mourir.
Et mes poches seront pleines à t'en faire rougir.

Même si toi tu le crois, tu le trouves beau sans mentir...

IL EST FAUX MON SOURIRE, IL EST LAID MON SOURIRE.


25.3.07

Lettre à une inconnue


Sans doute il est dit que la lumière jaillira,
Au-delà du futur,du présent,du passé
Sans doute, de mon coeur, tout doute partira
Mais déjà l'avenir de ce vase est cassé.
Qu'en est-il du trajet quand le là est ici?
Comment dire "un rocher" quand la pierre s'adoucit?
Quand ton coeur et le mien se dispersent en morceaux
Et reviennent se poser sur notre chair roussie.
Je t'aime à chaque soleil qui se lève,
Sur un poète à Bagdad.
Je t'aime à chaque rose qui sourit,
A un fou à Tripoli.
Ton amour assassin m'a refait,m'a redit.

Mon amour et le tien ne sont que des fleurs d'oranger,
Arrêtons de parler, arrêtons d'observer,
Arrêtons de dormir, arrêtons de manger
Dansons sur le vent dans les champs de verdure
Remplissons l'atmosphère des chants de nos blessures.
Ensemble nous serons, un fruit sans noyau
Guérissant de l'usure.

Je t'aime mais tu n'as pas de nom
Je t'aime mais tu n'as pas de son
Alors viens, que je t'écrive
Par les gouttes de ma sève
"Une couleur" dans mes rêves.


22.3.07

Généalogie


Prisonnier de l'être
Ma vie n'est elle que matière ?
Ma voie n'est elle que
Mouvements d'air ?
Mon sang n'est il pas la sève
Dans la rivière de tous corps
Le flux de toutes énergies ?
Pompe coeur ! Pompe !
Mais jamais ne meurt
Car de l'artisan le plus beau
Créateur de Tout
Du ciel et de la terre
L'univers est ta louange
Vibrant vivant pour toujours
Chacune de mes larmes est pour toi
Elles portent une mer d'amour
De laquelle poussent milles fleurs
Mes pieds s'arrimeront à la terre
De mes bras pousseront des fruits
Pour toutes les âmes de celle-ci
De ma bouche coulera une source
Limpide comme le miroir d'un diamant
Le remède à tous les maux à la soif de l'amant
Sur ma chevelure j'accueillerai les oiseaux
Afin qu'il chantent et te remercient
Dans mon ombre se reposera le rêveur
Assoupi au réveil Homme accompli


21.3.07

Un rouge à Tripoli


La foule me conforte dans ma solitude
Se disperse dans mes veines
Comme le sang de mon verre.
Je t'ai repeinte en rouge
Immonde créature de ma quête vaine
J'ai rempli tes vides par des mots incertains
Par le vide paisible de mon âme sereine
Volatire vérité, étincelle de mes yeux
Anonyme rebéllion d'une tempête de passion

Comment vivre avec Elle?
Mais que vivre sans Elle?
Je trébuche sur la terre
Ma demeure est le feu
Mon refuge est le ciel
Tripoli, le départ le retounr éternel
De la terre tu m'acquittes
Des chaînes du charnel
Tu tisses une prière, un nouveau Testament
Devenue le poème, l'amour et l'amant


Un rappel à Prague




Dans la tristesse se ressemblent les langues
Dans les coeurs éclairés s'affrontent aux échecs
Les mémoires de nos plaies
Et se moquent de la perte
Et se moquent du vainceur
Perdu jusqu'au fond de mon être
Je me suis resaisi et touché
Dans ma chute le fond de Ta lettre.

Enceinte est ma terre
De millions de nuages
Des myriades de nuits
Se faufilent, et l'âge
De mon âme s'évanouit
Dans l'amour d'un sage.
Comme la terre est sphère
Si je pars vers le sens
Toutes les droites se courbent
Alors tournes dans ta danse
Et remplis l'univers
Par la plainte éternelle de ta chaire éphémère.


25.2.07

Réflection


Mon toit n'est qu'un bleu
Miroitant les méduses
Qui nagent dans le ciel
Telles d'immenses nuages

13.2.07

Trait d'union


Marchant sur une pierre

A la lumière des vents

Une présence d'esprit

Est saisie par l'Absent

A l'avant d'une prière

Sur la lisière du levant

A la source d'une rivière

Sur les lèvres de l'Amant


Le chemin


Le vent souffle dans le vent
Et se lèvent les mots.

Inconnus artisans de ma perdition.

Ma faiblesse ?
Et qui suis-je pour être faible ou fort ?

Instruments de ce temps
Pourri comme le rire
D’un édenté, aveugle du coeur.

Je m’effrite entre mes doigts
Et en pleure de paix.

Tourments d’indifférence
Qui me vident de mes sens
Et nourrissent ma démence.

Rions nerveusement de l’absurde
Habitant nos mouvements et nos choix.

Et marchons, marchons
Avec la seule conviction

De marcher vers l’ailleurs…..


22.1.07

Sans nom


Nous ne sommes pas que des noms
Sortis de la bouche de nos parents
Nous sommes des enfants aveugles
Recherchant le sein
Sur une terre défigurée
Dont le visage souriant
Nous regarde de loin
Cherchant à s'élancer
Le corps comme tremplin
Nos âmes s'envolent
Brillant telles des points
Dans la nuit s'effaçant
Laissant place au matin