11.4.07

Paroles des cieux



Est-ce-que le chant de l'oiseau sonne faux?
Te conduit il derrière le rideau?
A qui s'adresse-t-il?

Gloire à l'éternité
Seul récipient qui me contient
Gloire à la vie
Seule réalité qui me suis

Air de musique
Poumon du monde
Bulle d'âme
Pleine du souffle d'amour
En rien nous ne sommes finis
...


5.4.07

Pâques


Quand la nuit tombe, le soleil reste là
C'est ma vue qui se perds dans le noir
Lequel de nous deux serai-je à la fin?
Ou ne serai-je qu'une blessure, un dilemne de l'histoire?

Racontes moi, Toi qui montes sur la croix
A chaque fois que l'espoir se meurt dans moi
Tu es Fils de l'amour sans substance
Tu es Père dans l'amour de l'essence
Esprit Saint, sans mort, sans naissance.
Enivré de Ton sang, je trébuche dans la nuit
Rassasié de Ton corps, je sais qui je suis.

Et Toi Marie, utérus de l'amour.
Océan créateur.
Mère de toutes les mères.
Du départ sans retour.

Reviens dans mes rêves, la sagesse.
Jésus je t'appelle par delà des années.
Reviens sur mon corps, la caresse.
Et détourne mon regard de leurs routes damnées.


4.4.07

Alpha et Oméga


Mon corps n'est pas mon corps

Je suis éveillé quand il dort

Traversant la vie avec lui

Comme l'arbre, l'oiseau, la fourmi

On entre, on sort

Du vagin pour marcher à la mort

Fruit de l'infini

On s'aime, on sème, on s'unifie

On multiplie, s'humilie et se purifie

Avant de naitre plus ici



28.3.07

Tempête de néant


Fatigué du béton qui viole mon regard
Fatigué des questions qui me guident et m'égarent.
Fatigué des blessures que je porte sous ma peau
Fatigué des amours troués comme un sot
Fatigué de faire, fatigué des mots.

La lumière me trompe et la nuit me déchire
Les gens pensent à moi et je ne pense qu'à partir
Il est faux mon sourire,il est laid mon sourire.

Pleurez, recommencez à pleurer sans comprendre
Je suis là pour donner et non pas pour prendre.
Il est faux mon sourire, il est laid mon sourire.

Fatigué d'être faible, fatigué d'être fort
Fatigué de crier dans les oreilles de la mort
Elle est sourde cette vie
Trop bavard, je suis.

A deux mains, je m'agrippe à demain
Démuni de tout sens, démon....dément
Fatigué de ce futur qui blesse mon présent.

Tu veux que mes caisses se remplissent?
Oui, je peux être riche.
Je sais comment faire, il suffit de pourrir
Il suffit que j'ordonne à mon coeur de mourir.
Et mes poches seront pleines à t'en faire rougir.

Même si toi tu le crois, tu le trouves beau sans mentir...

IL EST FAUX MON SOURIRE, IL EST LAID MON SOURIRE.


25.3.07

Lettre à une inconnue


Sans doute il est dit que la lumière jaillira,
Au-delà du futur,du présent,du passé
Sans doute, de mon coeur, tout doute partira
Mais déjà l'avenir de ce vase est cassé.
Qu'en est-il du trajet quand le là est ici?
Comment dire "un rocher" quand la pierre s'adoucit?
Quand ton coeur et le mien se dispersent en morceaux
Et reviennent se poser sur notre chair roussie.
Je t'aime à chaque soleil qui se lève,
Sur un poète à Bagdad.
Je t'aime à chaque rose qui sourit,
A un fou à Tripoli.
Ton amour assassin m'a refait,m'a redit.

Mon amour et le tien ne sont que des fleurs d'oranger,
Arrêtons de parler, arrêtons d'observer,
Arrêtons de dormir, arrêtons de manger
Dansons sur le vent dans les champs de verdure
Remplissons l'atmosphère des chants de nos blessures.
Ensemble nous serons, un fruit sans noyau
Guérissant de l'usure.

Je t'aime mais tu n'as pas de nom
Je t'aime mais tu n'as pas de son
Alors viens, que je t'écrive
Par les gouttes de ma sève
"Une couleur" dans mes rêves.


22.3.07

Généalogie


Prisonnier de l'être
Ma vie n'est elle que matière ?
Ma voie n'est elle que
Mouvements d'air ?
Mon sang n'est il pas la sève
Dans la rivière de tous corps
Le flux de toutes énergies ?
Pompe coeur ! Pompe !
Mais jamais ne meurt
Car de l'artisan le plus beau
Créateur de Tout
Du ciel et de la terre
L'univers est ta louange
Vibrant vivant pour toujours
Chacune de mes larmes est pour toi
Elles portent une mer d'amour
De laquelle poussent milles fleurs
Mes pieds s'arrimeront à la terre
De mes bras pousseront des fruits
Pour toutes les âmes de celle-ci
De ma bouche coulera une source
Limpide comme le miroir d'un diamant
Le remède à tous les maux à la soif de l'amant
Sur ma chevelure j'accueillerai les oiseaux
Afin qu'il chantent et te remercient
Dans mon ombre se reposera le rêveur
Assoupi au réveil Homme accompli


21.3.07

Un rouge à Tripoli


La foule me conforte dans ma solitude
Se disperse dans mes veines
Comme le sang de mon verre.
Je t'ai repeinte en rouge
Immonde créature de ma quête vaine
J'ai rempli tes vides par des mots incertains
Par le vide paisible de mon âme sereine
Volatire vérité, étincelle de mes yeux
Anonyme rebéllion d'une tempête de passion

Comment vivre avec Elle?
Mais que vivre sans Elle?
Je trébuche sur la terre
Ma demeure est le feu
Mon refuge est le ciel
Tripoli, le départ le retounr éternel
De la terre tu m'acquittes
Des chaînes du charnel
Tu tisses une prière, un nouveau Testament
Devenue le poème, l'amour et l'amant


Un rappel à Prague




Dans la tristesse se ressemblent les langues
Dans les coeurs éclairés s'affrontent aux échecs
Les mémoires de nos plaies
Et se moquent de la perte
Et se moquent du vainceur
Perdu jusqu'au fond de mon être
Je me suis resaisi et touché
Dans ma chute le fond de Ta lettre.

Enceinte est ma terre
De millions de nuages
Des myriades de nuits
Se faufilent, et l'âge
De mon âme s'évanouit
Dans l'amour d'un sage.
Comme la terre est sphère
Si je pars vers le sens
Toutes les droites se courbent
Alors tournes dans ta danse
Et remplis l'univers
Par la plainte éternelle de ta chaire éphémère.


25.2.07

Réflection


Mon toit n'est qu'un bleu
Miroitant les méduses
Qui nagent dans le ciel
Telles d'immenses nuages

13.2.07

Trait d'union


Marchant sur une pierre

A la lumière des vents

Une présence d'esprit

Est saisie par l'Absent

A l'avant d'une prière

Sur la lisière du levant

A la source d'une rivière

Sur les lèvres de l'Amant


Le chemin


Le vent souffle dans le vent
Et se lèvent les mots.

Inconnus artisans de ma perdition.

Ma faiblesse ?
Et qui suis-je pour être faible ou fort ?

Instruments de ce temps
Pourri comme le rire
D’un édenté, aveugle du coeur.

Je m’effrite entre mes doigts
Et en pleure de paix.

Tourments d’indifférence
Qui me vident de mes sens
Et nourrissent ma démence.

Rions nerveusement de l’absurde
Habitant nos mouvements et nos choix.

Et marchons, marchons
Avec la seule conviction

De marcher vers l’ailleurs…..


22.1.07

Sans nom


Nous ne sommes pas que des noms
Sortis de la bouche de nos parents
Nous sommes des enfants aveugles
Recherchant le sein
Sur une terre défigurée
Dont le visage souriant
Nous regarde de loin
Cherchant à s'élancer
Le corps comme tremplin
Nos âmes s'envolent
Brillant telles des points
Dans la nuit s'effaçant
Laissant place au matin


22.12.06

La naissance du fou


Ivresse, essence de mon sang
Secoues ma substance et danses, danses dans mes sens
Je cède mon Je, vide ma panse
vide vide vide
Illusion de naissance.
Je renonce à tes mots fous, faux noms
Jeux, sans sons, du moins sensé
Amour et mort se melent, dans Elle
Au fond de son puits réside le ciel
De l'autre coté de sa lune
Se scindent les astres, dans une douce querelle
Moise plante sa tente, le Christ l'illumine
L'eau vers le desert Mahomet achemine
Krishna danse autour
Eloignant les vautours
Socrate la garde, et Roumi y chante
Gloire aux déments qui, ni aux hommes, ne mentent
Ni aux ames qui les portent.
A eux seuls s'ouvrira, du soleil, la porte.


21.12.06

Vision du Verbe


A la pluie des regards imperméable
Assise de la réalité tangible
Par notre entendement insaisissable
Par nos sens imperceptible
Des segments tu es la ligne

Tu manifestes ta présence sans toutefois te montrer
Tu révèles ton existence sans pourtant te présenter
De l'esprit tu souffles le monde est bouleversé
De l'être qui souffre la lettre tu as versé


15.12.06

Mouvement d'âme


Mon âme s'est évaporée
Loin du cachot de mon corps

A l'étroit dans cette forme
Elle en a touché le fond

Rebond à la surface du visible
Union à la densité du vide

Volant en quête d'Amour
Conduite par son coeur
Habillée de vivant
Regard du bonheur


30.11.06

Hypnagogique


La mort animera ma matière ce soir
Mon corps ne sera qu'une tente délaissée
Bédouin d'Arabie. Je roderai sans vouloir
Sans destination
Sans pensées enlacées
L'air et le bois ne seront que mirages
La durée : ego des mots sera jeu
Mon mouvement sera sans rythme
Sans dimensions
Dénudé de son sens, de sa direction
Disculpé de son "là", de sa position


25.11.06

Lettre à l'être


Le verbe être est un
Or tu es situé dans l'être
Je dis "je suis" car il est aussi
De la création de l'être
Du langage vivant une lettre
Qui sur la planète s'inscrit


24.11.06

Dialogue de miroirs



Dans la chaleur à quoi me sert mon manteau
Mon âme est flamme mon corps est d'eau
Dans le malheur je remercie mon fardeau
Mon vivre est bonheur de porter ma peau
L'univers je contiens et je tiens dans ta main
Maintenant et ensemble l'un est notre demain
Passés et présents se confondent dans une trace
Vide en dedans vivante en surface
Le temps cache sa face à ma vue et s'efface
Dépassé par le néant car dans le tout se déplace

Soleil et la corde


Un tribunal de corbeaux condamne le soleil,
A ne plus se lever, étouffé par une corde.
Le bourreau brûlera-t-il demain au réveil?
Ou est-ce le soleil qui cèdera à Discorde?

23.11.06

Lieu comme un

Air de famille
Air de 1900
Cent cinquante locataires
Errent en percutant
Tant la face cachée du réel
Qu'elle danse éperdument
En esprit devant leurs âmes
La saisissant avec cet instrument