16.1.08

Aveugles


Ne vois-tu donc pas?
Que ton rêve se termine en cauchemar
Ne sais-tu donc pas?
Que sur terre tu n'as nul pouvoir.

13.1.08

Le miroir ombilical


Le nouveau né en entrant
Crie la douleur de sa mère
En sortant vers la matière
Dans une antre en lumière
Il s’étonne de l’oubli
Par le là de l’ici
S’émerveille de la pluie
De la danse des poussières
Il apprend.
Tout est clair.

Il est dit.


Quand commence le désir
D’être fini
Quand commence la folie
De la crainte de mourir
Ne cherches plus l’amour
Ne cherches plus la vie.

Il est dit.

Accouches de toi-même
Vers toi-même
Et tu seras ton espoir
De briser le miroir.
De voir.

Il est dit.

Que les mouettes sont parties, il est dit.

15.12.07

L'Etoile



Oh étoile
Toi qui danse
Et scintille
Dans la nuit
Seule
Ton regard
Caresse mon âme
De sa lumière
Tu parles à mon coeur
Avec ses jeux de couleurs
Tu viens me chercher
Tu m'attends
Tu peux me toucher
Tu m'éprends
Ta visite est espoir
Dans le néant d'un soir
Guide pour mes soupirs
Ta présence est un sourire
Esquissé sur le visage de la nuit
Cette beauté tu la tiens de ton père
Dont la maison se nomme univers
Dont les enfants savent le nom
Tu es un signe de son oeuvre
Tu viens apporter la preuve
Nous saurons tous cela bientôt
En attendant le véritable cadeau
Présent pour les générations
Tu es le héraut de la délégation
Mais ton char suis sa course
A demain si tu es de l'ourse
Adieu si tu es un messager
Ta parole a été délivré
Je peux enfin m'évader


14.12.07

A l'aube



Bonne nuit à tous
Qui vivez sous le toit du monde
Un jour votre réveil sera heureux
Accueilli par un soleil éternel
Qui illuminera votre passion
Dans un jardin de sainteté
Aux essences pures
Où chaque fruit
Sera le fruit de l'Amour
Où chaque fleur
Aura le parfum de la Vie

30.11.07

La libératrice



Toi le vampire du chateau
Ton empire tue les oiseaux
Endormis couchés dans l'herbe
A l'aurore les orants sont sans verbe
Prisonnières dans ton domaine
Ces familles que tu domines
Du haut de ta haine autaine
Qui descend de la colline
Ton armure géante
Visitée par des morts
A l'allure pédante
Dans l'immonde décors
D'un palais blanc de peur
Un caillou dans le coeur
Le froid de ta terreur
Est le toit de ton erreur
Mais la pluie de chaleur
Détruira ta demeure
Ouvrant toutes les portes
Au bonheur qui m'escorte




25.11.07

Brumes et lumiere



Il est venu le temps des tempêtes
Le temps du savoir douloureux
Des couleurs invisibles et des bruits insondables
Elle arrive, elle arrive, la mort dans les yeux
Mi-humaine,et Mi-diable
La maîtresse des peureux
Et ses caisses remplies, de bonheur a revendre
"Bienvenu, dans l'illusion de prendre
Tu seras satisfait de ton corps
Satisfait de tes choix
Tu seras comblé de gibiers et de proies
Une armée te protègera,
on t'appelera "Le Roi""

J'ai éteint ma vision
Egorgé ma faim
J'ai déclaré ma fusion
avec ce Feu dont je suis plein
Et répondu, et au serpent, et a sa pomme
"Par cet air qui chuchote a mon coeur
Par le nom des noms, par le blanc des lumières
Par le sens de mon regard, le jour où on m'embaume
Par l'esclave, et le seigneur
Par le fils et le père
J'ai vendu mon âge
A la gardienne de la Porte
Et embrassé ses mains
Pour revenir a l'océan
Effacer les mirages
Que mon souffle les emporte
Et enflamme ses reins
Pour écraser le néant
Vas, tu seras obéie et suivie
Par des hordes de chiens
Tu sauras détruire ma patrie
Ma demeure et mon rien
Tu pourras déplacer le soleil
Mais jamais je ne metterai fin à ma veille
Et mes frères renaîteront comme le miel des abeilles
Sans fin,
Comme ce qui aime et s'émerveille"

19.11.07

Cycle



Je suis comme l'eau sur la terre
Je suis le cours de ma rivière
Dans mes méandres
L'orgueilleux se fatigue
L'impatient se perd
S'échouent sur les rives
Ils ne verront pas la mer
Les affluents m'abreuvent
Pour que je sois fleuve
Alors qu'il pleuve!
Dans l'océan je plonge
Pour monter à la source
Dans ce circuit encore
Combien de courses?


Amen



Soit le surveillant de ton âme
Car chacun devra l'être
Garde le silence
Telle une porte bien scellée
Ta bouche cache un trésor secret

La lumière de ton âme

La lumière de ton âme

Amen


L'accueil



Bienvenu
Dans cette journée sans fin
Courant derrière son soir
Constamment au matin
Qui peut l'apprécier
Tant qu'il est humain

Bienvenu
Dans cette journée sans hier ni lendemain
Dans cette paume gigantesque
Qui englobe tous destins

Bienvenu
A l'horizon il n'y a plus de ligne
Dans l'océan du ciel plus de signe
L'enfant dort sous le regard des étoiles
Dans ses rêves les mystères se dévoilent

Bienvenu
Au pèlerin absolu
En quête de son pain
Partout la vie c'est moi
Tu es ici chez toi






Tout et Tu


Tout est cercle dans le cercle de nos yeux
Tout est vide dans le creux de nos corps
Tout est autre dans les frontières de nos sens.

Tout est rien dans la chaleur de nos âmes
Tout est bien dans la sagesse de nos parcelles
Tout est un dans le language de notre Amour

Tu es jeune,vivant, mais mort et vieux
Tu es libre, de t'abriter sous ta peau, ou de voler dehors
Tu es chien quand tu mords, et divin quand tu danses

Tu es la fumée la mèche et la flamme
Tu es l'éphémère, et tu es l'éternel
Tu es la prison, ou le voyage sans retour

Vis sur la tangence des deux sphères
En attendant la naissance
Habites sous le toi de la pénitence
Et cours toujours plus vite que ta chair

En Toi l'univers.

Ô Frère


Tu sais, mon frère
Tu m'entends sans paroles
Et tu connais les fruits de mes yeux

Du même utérus, de la même mère
Tantot tu es mon fleuve, tantot je suis ton sol
Quand la nuit te torture, je gémis, et s'allume mon feu

La fin, la naissance, je la vois, ses hélices de lumière
Et je pleure, je pleure, et je pleure sans cesse, le retard de l'envole
Tu me diras:"Patience, tu es là pour y être, ne te soucies point de leurs jeux"

Mais, mon frère,
Les fouets de l'Amour me réjouissent et meurtrissent
mon corps, me pétrissent hors du temps
Et j'entends, les tambours de l'Archange
Je vois nos corps, sous ses pieds,vendange

Mes yeux sont autres que mes yeux
Mes oreilles sont autres que mes oreilles
Ma douleur est sans remède
Mais, promesse
Je veille.

18.11.07

La veille



Nous nous cherchons
Nous nous trouvons
Prie en ces temps
Où les malheurs sont des épreuves pour les justes
Afin de séparer le fertile du stérile
En une génération les signes se succèdent
Annonçant l'Heure qu'ils attendent
Ne vous égarez point
En formulant des paroles préalables
Les mots vous viendront
Et vous saurez quoi dire lors du rendez-vous
Quand à ceux qui regarderaient leurs pieds
Ils ne verront pas la faux et son couperet
Ils ne sauront pas même qui a tranché
Alors vers le ciel regardez
En tous temps en tous lieux recherchez
Quand il viendra vous le reconnaitrez





29.10.07

Shounyah.


Avant le premier départ
Il n'y a point de retour
Le Tout est déjà
Et nos choix
Que des vagues
Sur Son lac sans contour

Un rappel
Pour le coeur des mortels
Aux consciences qui prennent la forme du conscient.
Quand le moule se brisera
Un vent de néant vous balaiera
Et celui qui joue au médecin
Sera le patient
Sans remède ni répit
Mais le fou d'aujourd'hui
Avant que la tasse se casse
Comme le thé, se libère
Avant l'été
Comme l'eau, revient à la terre.


28.10.07

Aleph




La vérité prononce chacune de tes gouttes
Y goutent même ceux qui doute
Un chemin et tant de route
Une source pour tous tes fleuves
Qu'il pleuvent s'ils veulent des preuves
Le feu sur leur eau sera l'épreuve
Qu'ils s'émeuvent à ces mots
A défaut qu'ils pleurent
D'un peu de ton Océan
Et sang de ton cœur
L'heure nous attend
Tenté par un leurre
On accouche du Moi
Pour que l'âme meurt
Mais où il n'y a que Toi
L'abeille se voit dans une fleur






21.10.07

Papyrus



A l'oeil de qui voit par ses yeux
Se dérobe la lumière
Et ne touche Dieu
que l'offrant sa peau
au seuil de sa prière

Ne peut être multiple
Ce qui est sans frontières
Et ne naissent les limites
Que du sein, de nos consciences meurtrières.

Ma quête est la science
du lien
Mon chemin mène
jusqu'à la porte du Rien.

"Et tu tournes sans fin"

Mon mouvement est l'ombre de Sa lune
Sur la jungle des formes
Et les formes, des dunes
Qui m'endorment
Mais, la rencontre s'approche
Les formes se dissipent
Et un feu sans fumée embrasent mes trippes

"A quoi tu t'agrippes?"

Au rythme de Son coeur
auquel danse le mien
A la folie des anciens
De ceux qui vivent sans peur
A l'Amour sans sens.
L'objet de ma science.
A l'Amour.
ma sagesse, ma démence.

12.10.07

Shiva



Dans les veines bout le magma
Sève, fleuve ou plasma
C'est l'arbre de vie
Ne l'oublie pas
*
Le souffle anime la rosée et la terre
L'amour brule dans la chaudière
Charbon et diamants
Soleils des nuits
Les électrons
Derviches tourneurs
Fuient le sommeil
*
Transe en danse
Transcendance


Fission. Fusion. Passion


Si tu vis par les mots
Tu vis pour les mots
Ton mouvement devient plat
Tu passes de l'ici au là
Recherche vaine, d'un centre extérieur
En toi la fontaine et nul part ailleurs

Tes racines sont de terre
Et une terre sur tes branches
Tu inspires l'atmosphère
A la sphère de tes hanches
La perche est pesante, mais d'une infinie hauteur
Lacérante est l'attente, qui caresse la douleur

Ma blessure, le temps,
ma consciance de mon jeu
Mais l'ami de mon coeur
a épluché l'instant
je suis Il
Et il est Je.

11.10.07

Lotus



Sur ton visage
Roulent les larmes
Qui arrosent ton sourire
Il nous a pardonné

Matin et soir
Ces deux bras
Etreignent
La terre féconde
Caressant l'enfant
Protégé du ventre

Quant à la naissance
Elle viendra à temps
Délivrer Adam
De l'inconscience


5.9.07

Hydro - gènes


Je suis content je suis content
Les bonnes choses reviennent
Les osmoses deviennent
Nos passeport pour l'océan
Nos parcelles conviennent
De danser sur le Néant
De la musique du géant
Que nos tambours contiennent
Et transforment sans peine
La silhouette de nos mouvements
Qui ondule au son de cette flamme
Libérant l'eau de nos âmes


31.8.07

Etranger



Bientôt
Nous dirons nos adieux au temps
Autant à Dieu de saluts
Etre humain je le sais
Parfois je l'oublie
Suis je bête?
Etrange
Je suis être ange